On aime… Yves Pignot et on l’interview

yves pignonRacontez nous votre parcours.

Oula, ça va être long là ! Déjà assez jeune je voulais faire ce métier. J’ai eu cette révélation en allant voir « Les Misérables », le film avec Gabin. Je me souviens qu’avec mes parents on était allés voir le film en deux fois à l’époque et j’étais fasciné. C’est en voyant le personnage de Gavroche, joué par un enfant que j’ai demandé à ma mère de m’expliquer comment ça se passait, elle m’a dit qu’il prenait ses cours sur le tournage et qu’il était payé pour faire l’acteur. Je me suis dis que si je pouvais être payé pour faire l’idiot, c’était ce que je voulais faire !
Ensuite j’ai fait le conservatoire, la comédie Française, que j’ai quitté volontairement pour passer à autre chose. J’ai fait beaucoup de théâtre. De temps en temps, j’ai tourné dans des films.
J’avais rencontré quelqu’un du milieu qui, lorsque j’avais vingt ans m’avait dit que pour moi ce serait beaucoup plus tard. Ca n’a pas été complètement ça mais il est vrai que les plus beaux rôles que j’ai eu étaient quand même à partir de mes cinquante ans. Mais j’ai quand même pu gagner ma vie avec ce métier là, tout le temps.

Comment avez-vous été casté pour le programme « En famille » ?

C’est le directeur de casting qui m’a demandé si je voulais bien faire le personnage. Je n’avais jamais vu ce genre de programme télévisuel. J’ai lu la description du personnage et il m’a plu. Cet homme un peu bourru mais avec un grand coeur. J’ai donc dit oui et je ne le regrette pas du tout.
L’équipe est formidable et on se marre bien. On est une vraie famille. Il n’y a pas de concurrence entre nous, c’est même le contraire.

Donnez-vous parfois des conseils aux plus jeunes acteurs de la série ?

Non, je ne me mêle pas de ça parce-que ce n’est pas mon rôle. Sinon on risque de se court-circuiter alors je garde mes idées et mes pensées pour moi. Je le fais pour moi aussi en tant que comédien. Je suis ce qu’on me dit de faire, je m’interdits d’avoir mon opinion.
En revanche on est amené à parler de notre expérience donc ça doit leur amener des choses. Surtout que j’ai été prof très longtemps donc je raconte un peu les choses qui m’ont aidé dans ce métier là.

Vos bonnes adresses et vos bons plans ?

A part le BHV situé au 34 Rue de la Verrerie dans le VIème arrondissement de Paris, ça va être compliqué ! Au cinquième il y’a un très bon restaurant japonais le « Paris Tokyo« . Je vais y aller juste après d’ailleurs !

Il y’a un restaurant au 86 Avenue de Choisy dans le XIII ème à Paris qui est formidable et qui s’appelle « L’indochine« . On y mange très très bien.

Si vous deviez retenir un parfum, une ville, un objet, une femme, un homme et une devise ?

Comme parfum je citerai le mien, « Opium » pour homme.

Une ville : Prague ! Voir Prague et mourir.

Une homme : Diderot.

Une femme : je cherche parce que j’en ai beaucoup. J’aime les femmes et je trouve qu’elles sont supérieures à l’homme. Je dirai Aung San Suu Kyi, parce-que c’est une grande femme, qui a libéré les femmes de son peuple.

Un objet : un violoncelle car j’adore le son et la forme que je trouve très sensuelle. Encore en rapport avec les femmes !

Une devise : la tolérance est la règle d’or de la sagesse de Gandhi.

Vos projets et vos envies ?

« En famille », ce n’est plus un projet, on y est encore pour cinq ans ! (Rires) Dans l’immédiat, je tourne la suite de « Les hommes de l’ombre ». Ensuite une comédie assez déjantée avec Marie Vincent et Frédéric Bouraly qui joue dans « Scènes de ménages ». J’ai également des projets de mises en scènes dont un qui est « Angèle » de Marcel Pagnol. J’aimerai mettre en scène quelque chose dont j’ai donné le texte à Jeanne Savary car c’est une femme qui doit faire du théâtre. Je l’aime beaucoup. 
J’ai tourné dans un téléfilm qui s’appelle « Le goût de la vie » avec Bernard Lecoq qui devrait sortir mais je ne sais pas quand. J’ai aussi tourné avec José Garcia dans un film qui est un remake du film « Starbuck ».

Question de Marie Vincent : Quand comptes-tu mettre en scène « Comme en quinze » ?

Marie, tu as déjà fait « Comme en quatorze », tu as eu un Molière. Je t’ai mis en scène dans ce film et on ne fera pas la suite ! Peut-être qu’on fera comme en 2013, 2014… » parce-que je crois qu’on en a pour un moment à être liés dans notre aventure.

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