On aime… Navo et on l’interview

Navo-ChloeVollmerLoRaconte nous un peu ton parcours.
Je suis entré dans le merveilleux monde de l’humour par le biais de Kheiron dont j’étais le co-auteur pour le Jamel Comedy Club. Puis de rencontre en rencontre, je suis devenu auteur pour plein de gens (dont Shirley Souagnon) jusqu’à Kyan Khojandi, avec qui j’ai fait « bref.« 
J’ai aussi eu le temps de faire un blog-bd : La Bande Pas Dessinée, qui est sortie en édition papier !

Tu travailles beaucoup dans l’ombre, tu aimerais un peu plus de lumière sur toi ou pas ?
Pas spécialement. Je n’ai rien contre le fait de monter sur scène de temps en temps, mais ce n’est pas ce que j’aime le plus. Ce que j’aime, c’est qu’une idée devienne réalité, peu importe par quelle bouche elle passe, du moment que c’est la bonne. Je pense que si je devenais aussi populaire que Kyan, ça me ferait un peu chier. Je n’aime pas beaucoup les gens. Je fais des efforts, mais ce n’est pas naturel chez moi d’être avenant avec un mec que je ne connais pas et qui me dit « hey ! » au milieu d’une rue pendant que je pense à la vie et aux raisons de l’existence.
L’annonce d’un film pour la série « bref. » a été sous entendu, ou en êtes-vous vis à vis de ce projet ?
On écrit ! On prend le temps que ce soit bien, ce qui veut dire qu’on hésite pas à tout remettre en question tout le temps, à se laisser le temps de digérer une idée, de la relire, de plus l’aimer, de l’effacer, de réécrire, etc… C’est un processus long et douloureux mais c’est notre façon à nous de ne pas prendre le spectateur pour un con en se disant « nan mais c’est bon, y a écrit « bref. », y aura des gens pour venir le voir ». Quitte à ce que d’ici là, on nous ait oublié et qu’on doive refaire nos preuves, ce serait cool !
Le merchandising de la série a été très travaillé. Pourquoi ça vous tenait autant à coeur ?
Parce qu’on aime le merchandising ! Le seul problème, c’est qu’il est rarement bien fait et encore plus rarement imprégné de la personnalité des auteurs. On a refusé des dizaines de trucs et parmi les quelques projets qu’on a accepté, la moitié est tombée à l’eau pendant le process (je pense aux t-shirts, aux mugs, aux affaires scolaires, et même à une marque de voiture et à de l’essuie-tout, par exemple) parce qu’on était pas contents du prestataire, de sa vision ou de ses méthodes. On a toujours voulu que ces objets soient de vrais bonus, voire des prolongement de l’univers de la série. Finalement, ça ne nous a pas rapporté beaucoup d’argent par rapport au travail qu’on a fourni, mais on est super fiers des quelques objets qui sont sortis !
Quelles sont les personnes que tu admires ?
Elles sont nombreuses et j’ai eu une grande chance avec Kyan, c’est d’avoir rencontré grâce à « bref. » une bonne partie d’entre elles. Certaines ont été de grandes influences pour nous et de les voir valider ce qu’on fait, c’est inespéré et super rassurant. Et ça me permet de me la péter, aussi.
Un moment qui t’a particulièrement marqué ?
La montée des marches, à Cannes, avec Michel Hazanavicius (tu vois ? Je peux me la péter, grâce à ça !).
En vrai (même si la montée des marches avec un des patrons est effectivement un moment marquant), c’est super dur de ne donner qu’un moment tellement tout 2011/2012 a été fou ! Y a mille souvenirs qui me reviennent, là. Il me faudrait une bonne heure pour tout raconter.
Tu es auteur de la Bande Pas Dessinée, d’où t’es venu cette idée ?
C’est ultra simple : je ne savais pas dessiner et je voulais faire des strips. C’est vraiment la base du concept.
Tes bonnes adresses et tes bons plans ? 
Les rotoli à la truffe de chez Gusto, 4 rue Caron, dans le marais, dans le IV ème de Paris.
La découverte de nouveaux talents de l’humour au Comedy School, à L’Entracte Saint Martin, 46 rue du faubourg Saint-Martin Dans le X ème à Paris.
L’ambiance du « Le Dernier Bar Avant La Fin Du Monde« , 19 avenue Victoria dans le 1er à Paris.
Les rhums arrangés du Chéri Bibi, 15 rue André Del Sarte dans le XVIII ème à Paris.
Les nems géants de chez Minh Chau, 10 rue de la Verrerie à Paris le IV ème.
Les sandwiches italien balèzes de chez Pasta Linea, 9 rue de Turenne dans le IV ème arrondissement de Paris.
Tu as des films, séries ou autre à nous conseiller ?
Dans les trucs qui méritent d’être (un peu) plus connus, il y a Black Mirror et Utopia. Sinon, go go Breaking Bad pour les deux du fond qui n’ont pas encore vu la meilleure série de tous les temps !
Mon film préféré, je crois que, ça y est, je l’ai trouvé : c’est Magnolia.
Si tu devais nous citer un parfum, un homme, une femme, une ville, un objet et une devise ? 
L’Odeur, du Bitume, après la Pluie, à Paris, sous un Parapluie : Ce sont les petits moments qui te rappellent au présent qui sont les plus importants.
Quels sont tes projets et tes envies ?
Le film « bref. », le spectacle de Kyan, le spectacle de Greg Romano, le spectacle de Sebastian Marx et aussi deux trois petites idées que j’aimerais développer dans pas trop longtemps, mais je garde le secret pour le moment.
Ah et aussi : regardez les prochains sketches sur la chaîne Youtube Golden Moustache, je les ai accompagné !

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