On aime… Amel Bent et on l’interview

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Peux-tu nous en dire un peu plus sur le programme « Always-UNESCO » ?

C’est un programme qui se pérennise tout seul. À partir du moment où l’on éduque une personne dans une famille, dans un village, les connaissances acquises se propagent et ainsi, tout le monde s’entraide.

Aujourd’hui, dans les classes qui ont été mises en place, il y a énormément de monde.
Il faut évidemment pousser ce genre de programme pour le bien des femmes. Il y a des chiffres effrayants sur la mortalité infantile. Par exemple: un enfant ne dépasse pas l’âge de 5 ans s’il a une maman analphabète car elle n’a pas accès à certaines informations indispensables comme la notice d’un médicament.

Grâce au programme, les femmes apprennent à mieux faire face aux contraintes du quotidien. On leur enseigne les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Elles apprennent à lire, à écrire, à compter, à écrire un SMS, à envoyer un mail…
Cette année je leur ai toutes laissé mon mail et je leur ai dit de m’écrire quand elles sauront le faire. J’attends donc de les lire.

J’y suis allée deux fois à 1 an d’intervalle. J’ai donc pu voir l’évolution, les progrès qu’elles ont faits et c’est admirable. Ce programme est une vraie deuxième chance pour ces femmes car beaucoup seraient passées à côté d’une belle scolarité. Ce n’est pas facile pour tout le monde mais c’est comme partout. Elles sont motivées, je n’ai jamais vu ça, de vraies lionnes ! (Rires).

Au Sénégal, le programme est très bien soutenu par les médias et le ministère, même si ce n’est pas la priorité car il y a beaucoup d’autres problèmes comme les pénuries d’eau par exemple.

Qu’est ce qui t’as poussé à devenir marraine de l’UNESCO ?

J’ai toujours été assez investie dans des projets associatifs en France car je suis marraine de plusieurs associations.
Je n’avais, en revanche, jamais fait d’humanitaire et jamais fait quelque chose en dehors de mon pays. Quand j’ai rencontré les personnes qui ont créé ce programme, notamment les gens d’Always et d’ Unesco, il y a plusieurs choses qui m’ont séduite et convaincue.
Déjà, le fait que ça se passe en Afrique. C’était assez particulier pour moi car c’est ma terre mère. J’ai pas mal de membres de ma famille un peu partout là-bas, donc j’ai beaucoup voyagé en Afrique depuis toute petite. Pour moi c’était un peu mon second pays.
La deuxième chose qui m’a séduite, c’est qu’il s’agissait d’un projet pour les femmes et j’ai une sensibilité plus forte à l’égard des femmes parce que j’ai été élevée par une maman seule, élevée elle-même par une femme veuve à trente ans… J’ai donc eu des modèles de femmes fortes qui ont dû s’en sortir et qui devaient travailler en élevant leurs enfants sans aide. Ma mère a eu de la chance car elle a pu accéder à l’école mais ma grand-mère, elle, n’a pas pu et ne parlait pas un mot de français à son arrivée. Du coup j’ai grandi avec ces valeurs-là, cette éducation et cette image de la femme qui se bat et qui a la volonté de réussir malgré les épreuves.

Forcément quand on m’a proposé ça, sachant que ma grand-mère allait dans des associations pour qu’on l’aide entra autre à remplir ses papiers, j’ai trouvé qu’aller là-bas pour donner un coup de pouce à des femmes était un juste retour des choses.

Quand j’ai rencontré l’équipe le courant est bien passé, ce qui n’est pas toujours le cas.
Je fais beaucoup de choses pour des associations et parfois c’est ponctuel, pas parce que la cause ne me touche pas, car elles sont toutes intéressantes et méritent d’être défendues, mais les rencontres sont importantes et elles nous donne l’envie de s’allier, on se sent proche et un lien fort se crée. C’est ce qui s’est passé avec les filles d’Always et d’Unesco et c’est ce qui a continué de se passer sur place avec toutes ces femmes.

Pourtant elles ne me connaissaient pas toutes et on juste comprit que j’étais chanteuse et connue dans mon pays, mais le lien a été plus fort que ça. C’était vraiment de femme à femme. On s’est racontées nos parcours, nos vies, nos peurs…
Lors de mon premier voyage,  je leur avais expliqué que j’allais faire « Danse avec les Stars » et elles m’ont offert des bijoux pour l’occasion, que je gardais avec moi dans ma loge car ça me donnait de la force.

On va dire qu’il y a le rôle de marraine avec ce que l’on connaît : amener des journalistes, s’exprimer pour la presse… Il y a également eu ce moment où je devais expliquer à la directrice d’UNESCO  Monde ce qu’on avait fait et c’était un gros enjeu car on allait, ou non, signer pour une autre année. Il s’avère qu’il y’en a eu trois de plus donc c’était une belle victoire. Le relais des médias a cartonné, ce qui fait partie de mon rôle de marraine.
Il y a aussi, ce que l’on vit en tant qu’être humain. J’ai eu la chance de partir avec des journalistes qui m’ont laissé une très grande liberté et je n’avais pas l’impression d’être en voyage de presse. Eux-même ont fait tomber le masque et ont vécu l’histoire avec moi. Ça a vraiment créé des liens. Parfois je croise ces journalistes au hasard de nos métiers et on est heureux de se revoir car on a vécu quelque chose de fabuleux ensemble.

De quelles autres associations es-tu marraine ? 

Depuis quatre ans je suis également la marraine de Huntington Avenir.La maladie d’Huntington est incurable, héréditaire, c’est horrible. Ce qui est particulier, c’est que tu sais que tu vas mourir dans les dix ans à venir et que tu vas la transmettre à un ou plusieurs de tes enfants. Le dépistage coûte très cher. Il y a un seul endroit pour accueillir les malades et c’est à Marseille. C’est l’association qui a créé la partie de l’hôpital consacrée à cette dure maladie. Le but de l’association est d’accompagner les malades dans la dignité.
Mon rôle de marraine est de relayer les informations sur la maladie et les actions mises en place. Je dois aussi participer avec beaucoup d’autres artistes, aux évènements comme le « Foot Concert« , les tombolas dans certains villages…

Je suis également marraine d’Ela. Je rencontre les familles, je vais faire du sport dans des entreprises qui jouent le jeu, je participe aussi à des émissions de télé.

Et bien sûr les Enfoirés. Les concerts se dérouleront à Strasbourg cette année. C’est ma dixième participation.

 

Quel est ton meilleur souvenir en tant que marraine de l’Unesco ? 

Lors de ma première visite, une semaine après mon départ, l’une des dames de Niague a accouché et a appelé sa fille Amel. Quand je suis revenue, elle m’a dit que comme j’étais leur marraine elle avait voulu lui donner le même prénom que moi. J’étais choquée parce que je ne me rendais pas compte à quel point ça avait pu bouleverser leur vie.
C’était assez dingue de rencontrer « Bébé Amel » comme ils l’appellent. C’était super fort comme moment.

Tu partirais pour un troisième « voyage » au Sénégal ?

Carrément ! On passe de village en village et c’est toujours un réel plaisir de voir l’accueil que nous réservent les gens qui sont adorables.
J’adorerai tourner mon prochain clip à Niague. Je trouve qu’il y a une énergie incroyable. Chaque fois que je vois les vidéos qui ont été prises sur place, je me mets à pleurer car l’énergie que j’y ai ressenti, je la vis à nouveau. Je me dis que si je peux mieux faire comprendre une chanson grâce à des images aussi fortes et faire vivre cette émotion, c’est magnifique.

Je ne sais pas si cela se fera car il faut du temps et je suis en pleine tournée.

Concernant ton métier de chanteuse, avec quel(le) artiste rêverais-tu de collaborer ?

Mariah Carey. Pour faire les mêmes effets de mains que ceux qu’elle fait quand elle chante. Moi je ferais les notes graves et elle les aigus, on ferait même des chorégraphies de mains ! (Rires).

Un moment particulier qui t’as marqué pendant ta carrière ?

C’est le jour des Victoires de la Musique quand j’ai remporté un prix. Je n’y croyais pas ! Ils m’ont appelé plusieurs fois avant que je me lève. (Rires). Quand ils ont dit mon nom, ma petite soeur me disait « C’est toi !! Mais lèves-toi ! » et moi je lui disais qu’elle racontait n’importe quoi. Quand je l’ai réalisé, je me suis dit que c’était un truc de fou !
Je n’étais même pas encore sur la scène que je pleurais. En arrivant, je me suis mouchée sur Michel Drucker et je me suis collée à lui comme si c’était mon père. (Rires)
Ensuite, j’ai eu la plus grande honte de ma vie quand il m’a demandé de parler. Il m’a fallu quelques minutes pour reprendre mes esprits et lorsque j’ai cru que j’étais bien, j’ai commencé à parler et j’ai dit : « Je voudrais dire merci à ma maman » et j’ai fini la phrase en pleurs.
Lorsque je regarde la vidéo, je suis partagée entre les larmes aux yeux et l’envie de mettre un coup de poing dans l’ordinateur. J’aurais pu le dire de façon super classe comme une actrice américaine qui s’essuie la larme gracieusement, mais non, moi c’était les gros pleurs, la bave, le nez qui coule et il n’y a qu’à moi que ça arrive ! On dirait que j’avais cinq ans, que j’étais perdue à Deauville et que les pompiers me ramenaient à ma mère ! (Rires) Même si c’était mignon après coup. Ç
a reste un des plus beaux jours de ma vie !

Tes coups de coeur musicaux du moment ?

J’adore le nouveau single d’Indila : « Dernière danse ». J’ai vraiment pris une grosse claque, je le trouve merveilleux.

Céline Dion : « Loved me back to life ». J’étais à Bercy dimanche dernier et on aurait dit une groupie ! Quand j’ai vu tout le monde courir dans la fosse, j’ai attrapé mon sac, j’ai poussé le garde du corps et j’y suis allée. J’étais dingue ! Céline m’a vu et René m’a parlé et m’a dit :  » Je vous souhaite toute la chance que vous méritez dans votre carrière. » La classe !

Tes bons plans et tes bonnes adresses ? 

Il y a un restaurant que j’aime beaucoup, qui s’appelle « Les Crocs de L’ogre » situé au 81, avenue Bosquet dans le VII ème à Paris. Ce sont trois potes qui ont ouvert ce restaurant ensemble et c’est incroyablement bon. C’est un mélange de brasserie et de restaurant gastronomique. Les prix sont hyper accessible et c’est très, très bon, vraiment.

J’ai passé mon permis il n’y a pas longtemps donc je vais vous donner cette bonne adresse d’auto-école car les moniteurs sont super et j’ai pu passer mon permis très rapidement et j’ai eu le code en trois semaines. C’est l’auto-école Roule au 32 avenue du Roule à Neuilly-sur-Seine dans le 92.

En ce qui concerne les fringues, j’aime bien farfouiller un peu partout. Du coup je vais mélanger du moderne avec du vintage, du luxe avec du très accessible, limite bon marché. Je trouve que c’est hyper ringard d’en faire trop dans sa façon de s’habiller ! (Rires) Comme aujourd’hui, j’aime mettre, un petit pantalon « Zara » avec un petit pull « Céline ». Je mélange un peu toutes les marques.

Si tu devais nous citer un parfum, un homme, une femme, une ville, un objet et une devise ?

Un parfum : Je mets Sicily de Dolce & Gabbana. Aujourd’hui j’ai mis Dahlia Noir de Givenchy qui est un cadeau d’un pote.
La production du Sicily a été arrêtée et si Dolce et Gabbana me lisent, ils ont intérêt à vite reproduire Sicily parce que ça ne va pas être possible ! (Rires) J’ai acheté les derniers flacons sur Ebay donc il m’en reste cinq à la maison. On me demande pourquoi je ne le mets plus tout le temps, c’est parce-que je les garde pour les grandes occasions car j’en veux jusqu’à mes cent ans ! (Rires)

Un homme : mon frère, Iliès.

Une femme : ma soeur, Mélissa.

Une ville : Haaaa Paris… Paris est magique !

Un objet : une télécommande pour zapper la question (Rires) !! Non je plaisante, bien sûr ! (Rires) Plus sérieusement, mon ordinateur parce que je ne peux pas vivre sans.

Une devise : Je dois devenir qui je suis.

Tes projets et tes envies ? 

Passer un an en tournée et que tout se passe bien. Que le public soit au rendez-vous, que je sois en forme et que ce soit merveilleux comme ça l’est depuis le mois de novembre. Pour l’instant je veux que l’album ait une belle et longue vie.

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