On aime… Opé Smith et on l’interview

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Raconte nous un peu ton parcours.

J’ai commencé à chanter, seul, pour le plaisir vers l’âge de treize ans. J’ai continué dans mon coin à développer un peu tout ça, jusqu’à ce que ma route croise celle du gospel. J’ai intégré des chorales de gospel dès l’âge de dix huit ans. Le gospel c’est quelque chose qui me suit dans ma vie en parallèle de tout ce que je fais.
Ensuite j’ai intégré en 2005, un collectif qui s’appelle « That’s Soul ». J’ai commencé à bosser sur mes propres compositions. Cette aventure a duré quelques années. Je faisais aussi parti de « Gospel pour 100 voix ».

J’ai commencé à collaborer avec plusieurs artistes comme Rachel Claudio… et j’ai croisé la route de Ben l’Oncle Soul. J’ai commencé la tournée avec lui en 2009, on a fait 350 dates en 2 ans et demi. Ça m’a permis de continuer à apprendre le métier et à faire mes armes.

Je me lance depuis peu en solo. C’est suite à la fin du collectif « That’s Soul » où chacun a pris sa direction. C’était un peu notre but : que chacun se forme avec le collectif au service de l’individualité.
Pour ce solo, je me suis bien entouré. Avec entre autre le batteur de « That’s Soul » et Rachel Claudio. Comme je ne suis pas un réel auteur et que je ne suis pas satisfait de ce que je fais, j’ai préféré être entouré de personnes qui le font bien.
Un peu plus d’un an après avoir décidé de commencer cette carrière solo, je sors mon EP.

Justement, peux-tu nous en dire un peu plus sur ton EP ?

Il comporte six titres en anglais car Rachel Claudio m’a aidé à bosser dessus et elle est australienne. Ce ne sont que des compositions à l’exception d’une, qui est une sorte de reprise car on s’est basé sur un thème classique d’un compositeur qui s’appelle Haendle qu’on a remixé et dessus on a crée le refrain et les couplets. 

Le style de musique est assez old school et dans les influences plutôt soul. Ensuite, j’aime penser que mes morceaux reflètent plusieurs époques. J’ai un titre « The Barbershop Tune » qui est vraiment dans la tradition des chants vocaux qu’on trouve dans les années 50.
« Get This Freakin’ On » est plus des années 70, un peu plus funky.

C’est globalement soul avec des mélodies que j’ai pu apporter à ce style de musique. Ma touche personnelle est influencée par des choses plus contemporaines. 

Tes coups de cœur musicaux du moment ?

Ces derniers temps, je n’ai pas énormément écouté de titres nouveaux. 
J’adore Grégory Porter, qui est un artiste soul, blues de New-York, qui est génial, il a une super présence. Il est entre le chanteur de soul et le crooner qui a une voix très chaude. Il me touche beaucoup. 

J’ai commencé à chanter un peu tout seul donc je passe mon temps à parfaire ma culture musicale. Pas seulement soul d’ailleurs mais je nourris mon oreille de plein d’autres musiques. Chez moi on n’écoutait pas beaucoup de musique donc au final, ça s’est fait plus récemment. 

En coup de cœur français, comme un peu tout le monde cette année, j’ai adoré Stromae. Je suis aussi un grand fan de musique française. Je suis un fan absolu de Jacques Brel et j’ai reconnu un peu les influences de Brel dans les chansons de Stromae. J’ai acheté l’album et je l’écoute en boucle, c’est génial. 

J’écoute aussi beaucoup mon EP, ça fait plaisir d’écouter ses titres (Rires). L’album de Ben aussi, qui sortira bientôt. Ca aussi c’est quelque chose qui me plait beaucoup. D’autant plus que j’ai collaboré dessus. 

Peux-tu nous parler un peu de l’album de Ben ?

Ce que je peux en dire c’est qu’il a bossé avec un groupe américain qui avait déjà son identité, son son et qui était très proche de ce que Ben voulait. Il a eu la chance de pouvoir faire ça.

Pour ma part, j’ai fait les chœurs et j’ai été chargé de trouver des filles pour faire les voix sur l’album et de bosser les harmonies et de les faire enregistrer. J’étais assez content. Ca a de la gueule au final, j’ai ma petite part de responsabilité là-dedans donc ça fait plaisir. 
Ben a d’ailleurs participé sur mon EP, il fait les chœurs sur la chanson « I Believe In You ». On est un peu tous potes, donc on fait des collaborations. 

En fait cela fait partie des choses que je fais à côté de mon EP. J’ai fait les chœurs sur l’album de C2C aussi qui a quand même été un gros carton. 

A quand Opé seul sur scène ?

C’est la question que tout le monde se pose ! (Rires).

Opé Smith sur scène c’est le 11 février au Réservoir, au 16 rue de la Forge Royale près de Bastille dans le XI ème. Ce sera quelque chose de très proche de ce qu’il y a sur l’EP avec une grosse formation.
Jusqu’à présent, j’ai pu faire des premières parties en acoustique et au Réservoir ça sera différent. Si des gens aiment ce qu’il y a sur l’EP, j’espère et je pense qu’ils ne seront pas déçus en venant.  

As-tu un moment particulier qui t’as marqué pendant ta carrière professionnelle ?

La dernière tournée que j’ai fait avec Ben m’a beaucoup marqué car une tournée comme celle-ci laisse beaucoup de souvenirs. Il y aussi la création de mon EP car c’est la concrétisation de toutes les petites idées que j’avais dans la tête. J’en suis content car c’est exactement ce que je voulais faire. C’est comme un rêve qui se réalise.

Ce sont les deux choses dans ma vie qui m’ont marqué.

Tes bons plans et tes bonnes adresses ?

Pour aller écouter de la musique, je dirai la salle « Le Réservoir » où je vais jouer. C’est une salle tenue par Mary De Vivo et qui est très éclectique dans sa programmation. Il y a de gros artistes comme des tremplins. 
Il y a le Bizz’Art aussi, au 167 Quai de Valmy dans le X ème. J’y ai fait pas mal de premières armes.

Pour les fringues, je vais beaucoup dans les friperies car j’aime les vêtements qui ont un peu de vécu ou en tout cas qui ont du cachet. Je passe ma vie dans le Marais. Une bonne adresse où j’achète mes gavroches : « La Chapellerie Simon » située au 11 rue de la Sainte-Croix de la Bretonnerie dans le IV ème. 

Si tu devais nous citer un parfum, un homme, une femme, une ville, un objet et une devise ?

Un parfum : « Le Mâle » de Jean-Paul Gaultier. Ca fait 15 ans que je le mets ! Une valeur sûre.

Un homme : Martin Luther King.

Une femme : Ma maman.

Une ville : Paris, je suis amoureux de San Francisco, de New-York, de La Réunion mais Paris reste quand même la classe internationale.

Un objet : Une gavroche car je sors difficilement sans couvre-chef même si je fais partie des gens qui ont une tête sympa sans (Rires). 

Une devise : « Do want you want, love what you do ». J’ai aussi « Soit gentil avec les gens », je me lève le matin et je me dis ça. 

Tes projets et tes envies ?

Mes projets c’est de m’éclater quoi qu’il arrive. Sinon c’est de pouvoir faire un maximum de scène avec mon EP, d’avoir la chance de faire un album car il y a encore plein de choses que j’ai envie de faire. 
De rencontrer les gens et de voir leur réaction par rapport à ce que j’ai à leur offrir. C’est un peu aussi le but d’un artiste. Aller confronter ma musique au monde.

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