On aime… Flavia Coelho au Festival Solidays et on l’interview

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Ma première rencontre avec Flavia Coelho date de 2013 au concert de David Cairol au Zèbre de Belleville. 2 ans plus tard, on la retrouve juste après son live muy caliente au Solidays. Rencontre avec cette chanteuse brésilienne explosive…

Qu’est ce que ça fait de jouer sur cette scène de Paris au Solidays ?

Je suis arrivée à Paris il y a bientôt 10 ans dans le but de faire et de sortir un album.  L’objectif pour une chanteuse à un moment donné c’est de faire un album. Et là j’ai la chance de faire mon premier Solidays. Il y  a un soleil de malade, tout le monde est là, tout le monde est venu partager ce moment avec mon équipe qui est avec moi depuis 4 ans. On bouffe de la route, on fait beaucoup de chose. Faire ça dans la scène Paris, c’est BIG, donc merci Paris ! 

Tu as fait s’agenouiller tout Solidays tout de même ! 

Ils voulaient, j’étais pas toute seule ! (ndlr : rires)

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Tu parles de ton équipe. Vous êtes 3 sur scène (clavier, batterie, voix). C’est une équipe réduite. Question financière, rencontre… ?

On tournait à 4 au départ. Le guitariste voulait voir d’autres horizons, essayer d’autres groupes, d’autres musiques. C’est une idée de Victor, mon producteur, qui m’a dit d’essayer de jouer de la gratte. Et du jour au lendemain je me suis retrouvée sur toutes les dates de la tournée à chanter et jouer. J’ai composé la majorité des titres de l’album donc ça n’était pas très difficile. Mais je ne suis pas guitariste ! Je ne suis pas Satriani !  Mais ça le fait et ça n’a pas fait beaucoup de différence. On a même plus de dates qu’avant.

Vous tournez tout l’été. Comment fais-tu pour composer tes albums en étant tout le temps sur la route ?

Là on commence tout doucement.  Ça fait 4 ans qu’on est en tournée ! On a enchaîné les albums. On aime bien ça aussi. Le dernier est sorti il y a à peine un an. Il y a différentes sorties dans différents territoires. Il vient de sortir aux Etats-Unis, il est sorti il y a 1 mois en Angleterre, en Allemagne il y  a 6 mois. Je travaille territoire par territoire et à chaque fois il y a des dates. Je ne me concentre pas encore dans quelque chose d’autre tout de suite car l’album est neuf. Mais je fais pleins de collaborations dont la ré-édition avec Gaël (ndlr : Gaël Fay) dedans qui est sur scène avec moi. Je fais aussi souvent des feat. Quand il y a une rencontre musicale et que ça match. Humainement on fait de la musique. Il y a souvent des trucs qui se passent.

Brésilienne, tu n’as pas encore joué là-bas. C’est prévu ?

C’est prévu ! On va commencer à attaquer à la fin de l’année. Le Brésil c’est un territoire neuf pour moi. J’ai fait un album ici, on voyage pas mal, on a fait une tournée internationale : Australie, Afrique du Sud, Guyane, Nouvelle-Zélande, et on n’a pas vraiment le temps de développer le Brésil. Si j’y vais il ne faut pas y aller seulement 3-4 mois. J’ai mes engagements ici. Ça s’organise. Mais j’ai hâte et c’est mon rêve ! Je chante en portugais, je m’adresse à mes gens. Ça viendra !

Comment tu te places par rapport à l’industrie du disque qui change énormément ? Tu restes dans des chemins très traditionnels de préparer un album de le défendre sur la route ou tu conçois une autre manière de diffuser ta musique que de préparer 10 titres et de les mettre sur un support ?

Je reste très traditionnelle car pour moi la base de tout c’est la musique ! Après, il y a ceux qui s’occupent de faire du placement de produit. Moi je crois encore à l’ancienne méthode : on fait des compos, on s’assoit, on répète, on essaie de donner le meilleur. Je suis une artiste assez libre. Je suis liée à un label qui a été créé pour sortir mes albums avec mon producteur Victor Vagh. On est en contrat de distribution, une licence avec une maison de disque. Je suis complètement libre, indépendante artistiquement. La moindre photo c’est moi qui décide, qui fait, les clips, les albums, tout ! Après, où ils vont placer ça, ça n’est pas mon problème. Mon problème c’est de faire une musique qui me plait, qui plait à mon équipe. Parce qu’il faut qu’on défende des choses qu’on aime et faire plaisir aux gens en concert. Qu’ils passent 1h en concert et qui se disent « Wouah », qu’ils passent un bon moment ! Les artistes en général attendent ça. Que les gens se sentent bien.

On est 6 sur la route, 3 sur scène sans compter l’équipe qu’il y a dans les bureaux qui travaillent pour faire vivre le projet. Comme le dit Oxmo Puccino  » Convaincre 10 personnes c’est très difficile. Mais si on arrive à en convaincre 10 on est plus indé, on est vraiment grand ! » On est des petites grandes entreprises.

As-tu prévu de voir certains concerts sur le festival ?

Bien sûr ! Damian (ndlr : Damian Jr Gong Marley) Je vais d’ailleurs lui demander de m’épouser ! Il y a aussi Chinese Man et ceux que je ne connais pas non plus évidement. 

Un message à faire passer aux jeunes ?

Protégez vous. Solidays c’est ça à la base. C’est parler de cette maladie dont on oublie qu’elle existe et qu’elle est là ! Alors protégez vous les jeunes. La vie est belle et ça serait dommage de la vivre autrement !

Après une belle grosse claque sur scène, notre rencontre avec Flavia fut des plus agréables. C’est une artiste très abordable, passionnée avec qui on aurait aimé passer beaucoup plus de temps ! On ne peut que vous conseiller de la suivre sur sa page Facebook, d’écouter d’acheter  son album et surtout, surtout, de la voir en live !

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2 réflexions sur “ On aime… Flavia Coelho au Festival Solidays et on l’interview ”

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